La vergine dei dolori

La vergine dei dolori

Oratorio d'Alessandro Scarlatti
Avec 4 chanteurs, 16 acteurs et le Concerto Italiano, direction musicale Rinaldo Alessandrini

La Vergine dei Dolori est un oratorio de Scarlatti mis en scène par IvWR à l’Opéra San Carlo de Naples, sous la direction musicale de Rinaldo Alessandrini. Ici, c’est bien le chef d’orchestre lui-même qui apparaît comme le guide d’une peinture animée. Seize acteurs constituent un cadre baroque autour de quatre chanteurs qui interprètent la Lamentation. La scénographie confronte la musique à la composition picturale, l’action silencieuse à la voix chantée. Le jeu, toujours ambigüe et changeant se concentre sur la révélation de l’inconscient des personnages, leurs motivations, les secrets de leurs âmes et de leurs relations. Il déstabilise ainsi l’unité lyrique et présente une polyphonie d’associations. Il s’agit de brouiller l’unité de l’image centrale et de la narration en multipliant le nombre d’approches et d’interprétations. Le spectateur n’est plus invité à suivre un chemin tout tracé, mais bien à assembler son propre musée imaginaire.

CRÉDITS

Direction musicale : Rinaldo Alessandrini
Direction : Ingrid von Wantoch Rekowski
Design : Nicola Rubertelli
Costumes : Christophe Pidré
Lumières : Mario d’Angio
Chanteurs : Romina Basso (Nicodemo), Sara Mingardo (Maria), Anna Simboli (San Giovanni), Daniele Zanfardino (Onia)
Acteurs : Mélanie Bauer, Liza Baumann, Emilie Bobillot, Alain Borek, Ludovic Chazaud, Baptiste Coustenoble, Marion Duval, Baptiste Cillieron, Stella Giuliani, Aurore Jecker, Camille Mermet, Aline Papin, Ludovic Payet, Lucie Rausis, Lola Riccaboni, Cédric Simon
Orchestre : Le Concerto Italiano
Production : Teatro di San Carlo/Napoli ; en collaboration avec La Monnaie & la Manufacture (Haute École de théâtre de Suisse romande)

PRESSE

Proprio la metateatralità insita in questa grande musica può aver suggerito a Ingrid von Wantoch Rekowski l’idea per la sua affascinante realizzazione sulle scene del Politeama.

Il Mattino, Giovanni Carli Ballola, 01/03/2003

L’utilizzo del contrappunto conferisce all’intera opera grande drammaticità e compostezza.

Cronache di Napoli, 28/02/03

Più che di messa in scena vera e propria parlei di un clima evocativo, solenne, in cui sono stati ridotti al minimo i movimenti e l’azione.

Umberto Garberini, 26/02/03

La scénographie superbe et spectaculaire d’Ingrid von Wantoch Rekowski… Chaque image est un vrai tableau ancien de toute beauté, les couleurs sont d’un suprême raffinement.

Libre Belgique, Guy Duplat, 31/03/07

La metteuse en scène Ingrid von Wantoch Rekowski s’est emparée et de la partition et de l’univers pictural, selon son art inimitable d’explorer les tensions entre les affects des uns et des autres, les champs mouvants entre la perception du verbe, celle de la musique, par le truchement de la peinture. Les références sont perverties en douceur, parfois iconoclastes : ces poses alanguies entre douleur et extase, ces moues lascives, ces contorsions en déséquilibre, ces doigts vengeurs levés vers le ciel, ce tibia de squelette qui se balance… La rhétorique du sacré et de ses paradoxes.

Le Soir, Michèle Friche, 02/04/07

Inspirée, facétieuse, visionnaire, Ingrid von Wantoch Rekowski s’est toujours réjouie de transformer en objet théâtral – selon un « théâtre polyphonique et pluridisciplinaire » – ce qui, justement , n’est pas destiné au théâtre : une messe, un tableau, une étude pour piano. Et chacune de ses inventions fait mouche.

Le Vif Express, Martine Dumont-Mergay, 23/03/07

DATES/LIEUX
2008 - Opéra de Bordeaux - FR
2007 - La Monnaie & Théâtre National Brussels - BE
2003 - San Carlo Napoli - IT
  • IvWR
  • Opéra