La Chose effroyable dans l’oreille de V

La Chose effroyable dans l’oreille de V

“JAM SESSION”
Théâtre musical avec 6 acteurs et 1 oie dans un labyrinthe

Dans La Chose effroyable (ainsi que dans l’atelier de recherche), l’expression se focalise sur les tensions de la chair, les contradictions et les déchirements de l’esprit. Comme dans une leçon d’anatomie, l’humain, avec son côté dérisoire et grotesque, grandiose et ridicule, est soumis à une vivisection pour mieux décomposer ses codes. On zoome sur les aberrations quotidiennes, les obsessions, les tics gestuels ou langagiers, sur ces petites choses si réelles, si banales qui ont rarement leur place sur un plateau. On en fait le langage même de la scène ; on les transmute. L’imperfection se change en discours, le dérapage en articulation, le détail en l’essentiel. Disséqué, le corps devient une étude polyphonique des relations et des tensions qui se tissent entre les interprètes. Les affects sont étudiés de manière quasi entomologique, et les contradictions investissent les mouvements et les actes. L’animalité ressort pour mieux exprimer l’abîme entre les désirs humains et leur inaboutissement, les rêves et leur avortement. Ainsi s’invente une langue imaginaire faite de chants, de mots et de silences d’égale insignifiance, d’actions insensées, de gestes incohérents et d’actes invalides. Comme dans le jazz, les acteurs composent la matière scénique avec leur intuition.

CRÉDITS

Concept et mise en scène : Ingrid von Wantoch Rekowski
Scénographie : Alwyne de Dardel
Costumes : Christophe Pidré
Lumières : Daniel Lévy
Acteurs : Marc Bodnar, Geoffrey Carey, Caroline Chaniolleau, Corinne Frimas, Luc Schillinger, Violaine Schwartz
Production : T&M-Nanterre, Marstall-Bayerisches Staatstheater Munich, Le Maillon Strasbourg, Le Hebbel Theater Berlin supported by Spedidam

PRESSE

Une pièce décalée et surprenante, un fabuleux travail sur le geste et le son.

Vivre à Nanterre, Culture, 18/10/99

Chœur théâtralo-musical insolite autant que burlesque, et très poignant.

DNA, Antoine Wicke, 03/02/2000

Quoi qu’elle fasse, Ingrid enflamme son public et réveille les polémiques.

Polystyrène,  Isabelle Delépine, 01/2000

Ein Repertoire von Gesten und Bewegungen wird exponiert, variiert, durchläuft Modulationen, Sequenzen, gelegentlich eine Solokadenz. Gewissermassen bekommt der Zuschauer eine sechsstimmiges Theaterstück vorgeführt. Ein kammermusikalisches Requisitentableau, eine Etude der Intimität.

Berliner Zeitung , Klaus Georg Koch, 14/01/00

(…) einen phantastischen Kosmos, dem man noch nachsinnt, wenn es bereits dunkel geworden ist. Die Arbeit wirkt wie ein Zauber. Für eine Stunde hat man in eine völlig fremde, irreale Welt geschaut, von der man nichts wusste und die kennengelernt zu haben, eine Freude war. Es ist bemerkenswert, wie die 30 Jahre junge Regisseurin die sechs Profi-Schauspieler gegen den Strich gebürstet hat, ihnen Anstrengungen abverlangt, die absurd erscheinen und gerade deshalb zu dieser wunderbaren Verwirrung führen.

Klassik zum Frühstück, Claudia Henne 13/01/00

IvWR gehört zu den Hoffnungsvollen Nachwuchsregisseurinnen der experimentellen Theater/Musik-Szene. Mit Vorliebe bewegt si sich an den Rändern der Theaterarbeit, wo sich Gestik, zeichenhafte Laut-Worte und musikalische Formstruktur grenzüberschreitend die Hand reichen.

Süddeutsche Zeitung, Reinhard Schulz, 18/01/00

Un chœur stupéfiant, l’opéra sort de ses gonds.

Les spectacles d’IvWR, en tout cas, ne laissent pas indifférents.

Mouvement, 10-12/99

DATES/LIEUX
2000 - Le Maillon Strasbourg - FR
2000 - Hebbel Theater Berlin - DE
2000 - Marstall München - DE
1999 - T & M Nanterre - FR
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