A la recherche du corps wagnérien

A la recherche du corps wagnérien

4 ATELIERS D’APRES LE RING DE RICHARD WAGNER
Avec 80 acteurs, chanteurs et danseurs

Cycle monumental réparti en quatre épisodes, le Ring des Nibelungen constitue un aboutissement dans la quête wagnérienne de l’œuvre d’art totale. Basée sur le modèle de la tragédie antique qui alliait dans une parfaite unité le théâtre, la poésie, la musique et la danse, cette épopée, inspirée des mythologies nordiques et ancestrales, constitue un jalon dans l’histoire du spectacle vivant. L’œuvre wagnérienne sert ici de vaste terrain d’expérimentation.

Ateliers 

Danse macabre au Walhalla, d’après Das Rheingold

Genèse d’un monde où se mêlent les dieux, les humains et les créatures souterraines, L’Or du Rhin sert de prologue aux trois journées du Ring. Autour de ce vaste commencement qui, telle la figure de l’anneau, annonce d’emblée sa fin, la diversité des personnages, la versification du livret et les nombreuses indications de changements de décors et autres didascalies ont servi de premier terrain d’expérimentation sur la matière wagnérienne. Mesurer l’impact de la musique et réinventer un langage ancestral intitulé « Ur-langue » ; incarner les corps d’êtres hybrides comme les ondines, les géants idiots ou les gnomes lubriques, et représenter les lieux de l’action en boue, en sel ou en glace ont constitué autant de manières d’entrer dans la mythologie germanique et d’explorer les voies du « Gesamtkunstwerk ».

CRÉDITS

Atelier dirigé par : Ingrid von Wantoch Rekowski
Intervenants : Stéphane Roussel, Candy Saulnier, Isabelle Dumont, Simon Thorne, Ivo Kuyl, Roland Van der Hoeven
Acteurs (Conservatoire Royal de Mons) : Grégory Blaimont, Céline Delbecq, Morgiane El Boubsi, Grégoire Fasbender, Simon Fiasse, Agnieszka Ladomirska, Magali Pingault, Anne Schmitz, Shérine Seyad, Réal Siellez, Valentine Syfer
Scénographes (La Cambre) : Cécile Balate, Olivia Barisano, Eglantine Chaumont, Maude Ledoux, Valentin Périlleux, Pauline Picry, Kornelia Piskorek
Professeurs associés : Jean-Phillipe Collard, Jean-Claude De Bemels, Béatrice Massinger, Christine Mobers

Paradis guerrier, d’après Die Walküre

Après le Prologue, cette première journée du Ring est placée sous le signe de la lutte et de l’attraction des êtres. Face à Wotan, dieu des dieux,  Brünnhilde, sa fille, entourée d’une horde de Walkyries, fait affront à l’autorité ancestrale, en sauvant contre la volonté paternelle les jumeaux incestueux Siegmund et Sieglinde. Dérivant de ces interactions, deux clans vont ici s’affronter, sept blonds et sept bruns, puis treize femmes et un homme. L’art de la guerre comme manière de s’affronter, l’exploration du rite religieux, le « speed dating » en guise de rencontre amoureuse, ou un colloque de psychanalystes tergiversant sur le sens de l’inceste ont servi de contexte pour les improvisations. Sur un vaste jeu d’échecs opposant les clans, dans un ballet puis un défilé de Walkyries furieuses et ralliées au son de la Chevauchée ou du cor, chaque personnage est finalement appelé à répondre au leitmotiv de l’autre.

CREDITS

Atelier dirigé par : Ingrid von Wantoch Rekowski
Dramaturge : Stéphane Roussel
Assistante : Edith Bertholet
Atelier I : Selma Alaoui, Angelo Dello Spedale Catalano, Sophie Descamps, Frédéric Ghesquière, Rama Grinberg, Ludmilla Klejniak, Cédric Lenoir, Nicolas Luçon, Clémentine Marmey, Aurelio Mergola, Laurent Michelli, Naïma Triboulet, Bénédicte Wenders, Gaëtan Wenders
Atelier II : Hanna Bardos, Dieter Bossu, Chiara De Palo, Agnès Guignard, Cécile Leburton, Sylvie Merck, Sandhya Nagaraja, Isabelle Roeland, Ariane Rousseau, Amanda Smallbone, Silvana Suarez, Barbara Sylvain, Shahla Tarrant, Catherine Travelletti, Carole Trevoux, Françoise Vanhecke, Diane Weller
Production : Lucilia Caesar avec le soutien du Théâtre National, du Koninklijke Vlaamse Schouwburg et du Ministère de la Communauté française – service du Théâtre

 
Seul celui qui jamais ne connut la peur, d’après Siegfried

Cette troisième partie de L’Anneau des Nibelungen retrace l’émancipation et l’ascension vertigineuse de Siegfried, héros  fougueux, téméraire et effronté, qui jamais ne connut la peur. Sur des interludes musicaux issus directement de la partition et remaniés, le spectacle explore les différentes facettes que peut prendre ce preux chevalier. La réunion du cercle wagnérien et de sa cohorte de fanatiques, la rencontre avec le dragon, un reality show « à la recherche du Siegfried idéal », la visite de la grotte de l’envie, la création d’une race sans vices ni failles ou un workshop sur la peur de l’amour forment les étapes de cette traversée héroïque qui aboutit au réveil de la vierge en armure Brünnhilde. Au final, cette dernière de s’exclamer alors sous les traits de plusieurs jeunes filles : « Quel est le héros qui m’a réveillée ? »

CREDITS

Mise en scène : Ingrid von Wantoch Rekowski
Interprétation (INSAS) : Guillaume Alexandre, Helena Coppejans, Gabriel Da Costa, Claire Leyat, Sophie Maillard, Simon Moers, Eléna Perez, Estelle Petit, Catherine Picalausa, Anne-Céline Souma, Aurélien Van Trimpont, Lise Wittamer
Techniques de plateau et assistants (INSAS) : Caroline Bastin, Quentin Boillat, Pauline Chevallier, Julien Courroye, Astrid De Man, Elsa Martinez, Fabienne Muet, Léa Schwebel, Lucile Urbani
Professeurs associés : Michel Boermans, Christine Grégoire, Manon Ledune, Nicole Moris, Jean-Marie Piemme, Alain Prévot, assistés de Bernadette Blanchy et David Naud
Production : Institut National Supérieur des Arts du Spectacle ; avec l’aide du Théâtre National

Ma lance le frappera dans le dos, d’après Götterdämmerung

Vision « schopenhauerienne » et fatale, Le Crépuscule des Dieux relate l’anéantissement par le feu de l’univers damné des être supérieurs, la fin d’une hiérarchie défaite par la quête de l’or. À l’image de cet effondrement, cette dernière partie de la recherche se tisse autour d’une micro-société décadente et perverse. Tandis que les trois Nornes tissent les fils de l’avenir et que le corbeau se fait le messager du destin, le souverain et son premier ministre s’affrontent, les enfants royaux jouent à l’inceste, le héros athlétique s’entraîne avec son coach, la religion, sous les traits d’un prêtre douteux et de sa sulfureuse secrétaire, se perd dans l’excès, et le général des armées accompagné de son aide élaborent un plan social. Telle une tragédie grecque revisitée, le déroulement, agrémenté de citations de Nietzsche et de Schopenhauer, et scandé par quatre chœurs reprenant le livret de Wagner, mène à un sordide final. Sur la célèbre Marche funèbre de Wagner, la chasse à l’homme se transforme ici en une cruelle corrida, menant à l’ultime mise à mort du héros, face à une foule ricanante.

CREDITS

Atelier dirigé par : Ingrid von Wantoch Rekowski
Assistante : Edith Bertholet
Dramaturge : Stéphane Roussel
Acteurs (Manufacture de Lausanne) : Melanie Bauer, Liza Baumann, Emilie Bobillot, Alain Borek, Ludovic Chazaud, Baptiste Coustenoble, Marion Duval, Baptiste Gillieron, Stella Giuliani, Aurore Jecker, Aline Papin, Camille Mermet, Ludovic Payet, Lucie Rausis, Lola Riccaboni, Cédric Simon
Conférenciers : Laurent Guido, Alain Perroux
Production : Lucilia Caesar ; avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles en collaboration avec Le Théâtre National, de Koninklijke Vlaamse Schouwburg,  le Conservatoire Royal de Mons, L’École Nationale Supérieure de la Cambre, L’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle, la Manufacture Haute Ecole de Théâtre de Suisse Romande/Lausanne

PRODUCTION

En coproduction avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, Théâtre National, Koninklijke Vlaamse Schouwburg, Festival Brigittines, Conservatoire Royal de Mons, École Nationale Supérieure de la Cambre, Institut National Supérieur des Arts du Spectacle, Manufacture Haute École de théâtre de Suisse Romande Lausanne.

PRESSE

Connaissez-vous Wagner ? Si oui, précipitez-vous au théâtre National pour y découvrir Seul celui qui n’a jamais connu la peur. Si non, précipitez-vous au Théâtre National pour y découvrir Seul celui qui n’a jamais connu la peur.

C’est drôle, tonique, plein d’idées et d’intelligence.

On ne s’ennuie pas une seconde, on s’interroge, on rit, on est constamment surpris et on finit même par comprendre cette histoire tordue de nains, de héros, de princesse, de dieux énervés, de trésor caché, de dragon et d’épée mythique.

Scènes, Jean-Marie Wynants30/05/’08

DATES/LIEUX
2008 - Festival Brigittines, Bruxelles - BE
2008 - La Manufacture Lausanne - CH
2008 - INSAS / Théâtre National Bruxelles - BE
2008 - Théâtre National Bruxelles, KVS - BE
2007 - Conservatoire de Mons, La Cambre - BE
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